Tuer (4) – La Famille

La seconde valeur humaine est de tisser des liens forts entre membres de sa famille.

Famille congolaise

Famille congolaiseP1

La famille est toujours un noyau fort lorsqu’elle est gérée par des valeurs de solidarité.

A méditer : la piété filiale

En chine

Sur la piété filiale en Chine : H. Cordier, La piété filiale et le culte des ancêtres en Chine, 1910, Paris disponible sur le site Gallica.bnf.fr

En grece antique

De Schutter, 1991, Piété et impiété filiale en Grèce, Kernos, 219 – 243, lien

dans l’islam

Dieu a décidé (…) (que vous deviez) tenir une belle conduite envers vos père et mère, soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse ou qu’ils y soient parvenus tous deux et qu’ils restent avec vous. Garde-toi de leur marquer du mépris, de leur faire des reproches. Parle-leur avec respect. 

Sois humble envers eux et plein de tendresse, et adresse cette prière à Dieu, Seigneur, aie pitié d’eux, ils m’ont élevé dans mon enfance. 

Coran, 17 : 24 – 25, trad. Kazimirski

Les liens familiaux

La famille est un lien non choisi, mais c’est un lien construit avec le temps, la patience, la tolérance et aussi beaucoup d’amour. C’est un lien qui peut perdurer la vie entière. Séparés longtemps, on se retrouve avec joie.

« Dieu groupe les solitaires en familles », paroles réconfortantes de la Bible… familles unies par le sang, l’obligation, la nécessité, le désir… et parfois, avec beaucoup de chance, l’amour. Le mot « famille » implique la solidité, des fondations aussi solides que le roc, un foyer où l’on grandit… d’où l’on part… et dont pourtant on se souvient, et auquel on tient… des échos qui ne quittent jamais nos oreilles, notre coeur, des souvenirs sculptés comme de l’ivoire peint, taillés dans une seule défense, délicatement colorés de nuances éclatantes, ou plus douces, effacées parfois, presque oubliées… et pourtant jamais rayées de l’existence, jamais vraiment oubliées.

Ce lieu où chacun commence, et où chacun espère finir… cette oeuvre que l’on construit avec peine… ajoutant pierre après pierre à l’édifice dressé vers le ciel…. La Famille… Quelles images elle éveille en nous… quels souvenirs… quels rêves….

Danielle Steel, 1992, Album de famille

Familles et séparations forcées

Tous ceux qui séparent des êtres humains volontairement de leur famille toucheront le prix de leurs actes.

A méditer : la rupture avec sa famille, un des critères de dérive sectaire

Miviludes, une mission interministérielle d’observation, d’analyse et de coordination des actions de prévention et de répression des dérives sectaires, définit comment déceler l’influence sectaire dans le comportement d’un proche avec les items suivants :

  • adoption d’un langage propre au groupe
  • modification des habitudes alimentaires ou vestimentaires
  • refus de soins ou arrêt des traitements médicaux régulièrement prescrits
  • situation de rupture avec la famille ou le milieu social et professionnel
  • engagement exclusif pour le groupe
  • soumission absolue, dévouement total aux dirigeants
  • perte d’esprit critique
  • réponse stéréotypée à toutes les interrogations existentielles.
  • embrigadement des enfants
  • existence d’atteintes à l’intégrité physique ou psychique
  • manque de sommeil

La plupart de ces comportements peuvent être reliés à des signes de possession.

A méditer : l’origine du mot famille

Le mot famille dérive du latin familia, qui désigne plusieurs groupes(1) :

  • ensemble des serviteurs, domesticité
  • troupe de gladiateurs (appartenant à un même maître)
  • troupe d’acteur (instruite par un même metteur en scène)
  • ensemble des clients d’un même patron
  • Maison, ménage
  • patrimoine
  • Maison, c’est à dire famille (ensemble des personnes unies par le sang)
  • Secte philosophique (se rattachant à un unique fondateur)

Sources bibliographiques :

  1. Goelzer H., 1966, Dictionnaire Latin – Français, Editions GF Flammarion, p. 259

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